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"Survivantes", femme 1
"Survivantes", femme 1
"Survivantes" enfant 1, 2 et 3
"Survivantes", enfant 1
"Survivantes", enfant 2
"Survivantes", enfant 3
"Survivantes" enfant 1, 2 et 3
"Survivantes", femme 1

Survivantes (2024/2026)

Que reste-t-il quand tout s'effondre ?

L’installation de Sophie NOEL « Les Survivantes » projette le spectateur dans un univers post-apocalyptique exclusivement féminin, où la survie n’est plus une option mais une condition permanente.

Le monde s’est effondré : guerres, crises climatiques, conflits nucléaires, pandémies, pollution généralisée, un enchaînement irréversible d’erreurs humaines. Il ne reste presque rien. Sauf elles.

Marquées par le chaos, elles ont inventé une nouvelle forme d’existence. L'enfance n'existe plus. Cette communauté très jeune incarne la mémoire, la douleur, mais aussi une force neuve, une forme radicale de résilience.

Les poupées ou mannequin revisités, jadis objets d’innocence ou de consommation, deviennent ici les vestiges d’une humanité en ruine. Ces poupées altérées ne sont plus des jouets, mais des reliques humaines, marquées par le chaos, témoins muets d’un effondrement que l’on devine global, mais aussi profondément intime. Elles sont transfigurées : ni victimes ni héroïnes, elles survivent, coûte que coûte. Leur présence est un acte de révolte contre l’oubli. Elles incarnent une humanité blessée, mais pas éteinte.

Les matériaux de récupération utilisés évoquent les débris de la civilisation. Elles protègent leurs yeux de la lumière brûlante ou de ce qu’il ne faut plus voir. Quelques visages se dissimulent derrière des masques de fortune. Certaines portent des respirateurs artisanaux bricolés à partir des restes d’un monde effondré, symboles d’un air devenu toxique, des fumées de combustion, ou des retombées nucléaires.

En l’absence d’hommes, elles forment une communauté nouvelle, à la fois abîmées et puissantes, gardiennes d’un passé perdu, d’un avenir incertain.

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